Le vtt c'est déroutant…
(passer à POLAR aussi)
19 septembre 2003
Anecdotes introductives…
Il y a
une quinzaine d'années j'étais étudiant STAPS option
escalade, et m'étais mis en tête de franchir un cap durant
l'hiver. Trois mois de musculation à base de tractions, pan
déversant et autres blocages sur échelle, mes performances
avaient décollé en salle…mais pas en falaise! Je ne savais
plus poser mes pieds, je ne sentais plus le rocher. J'avais
oublié de transférer mes acquis de force à la spécificité de
l'escalade.
Erreur similaire quelques années plus tard où, CAPEPS en
poche, je m'attaque à l'agrégation, qui comporte un 100
mètres 4 nages. Je m'attelle à la tâche avec l'énergie du
sportif qui a "la caisse" et peut endurer de grosses charges
d'entraînement. Cinq séances par semaine, priorité à
l'intensité…Résultat au bout de six semaines: stagnation des
performances, peur d'aller m'entraîner par anticipation de
la douleur, plus différents symptômes de fatigue avancée.
J'avais oublié que comme l'escalade, la natation est un
sport de sensations autant que de capacités physiologiques,
et qu'il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs.
Il faut greffer la puissance sur les meilleures
bases techniques possibles, tout en entretenant celles-ci en
permanence.
Cette
réflexion est totalement applicable au vtt. Elle renvoie au
principe de spécificité, dont il sera
beaucoup question dans cet article.
Sans maîtrise, la puissance n'est rien…
Mardi 22
avril, "reco" d'un parcours de coupe de Champagne vtt
roulant, avec un pote qui a décidé de progresser cette année
et a donné priorité à la route. Au moindre passage technique
il pose un pied (voire plus si affinités avec le sol…) et
prend 100m de retard. Peu concluant, sa puissance ne peut
s'exprimer.
Cela m'avait déjà marqué sur Paris-Roubaix vtt. Lors de la
1ère étape (celle du terril), il faut franchir un tronc
d'arbre de 40cm environ…bien peu le passent en vélo, même
parmi les premiers! Logique: Paris-Roubaix vtt attire de
nombreux routiers, puissants mais peu techniques. Une lacune
à combler pour celui qui veut devenir un véritable
vététiste.
Fabien Bourly, espoir du vtt français, adopte
progressivement des braquets de plus en plus "énormes", et
se bloque assez souvent dans des passages "fins". En
revanche il marche fort en cyclo-cross et sur route où la
puissance est plus déterminante. Spécificité, toujours…
F
Petite digression mathématique au passage: un faible
"pilote" perd, disons, 100m (20 secondes) sur chaque
obstacle technique. Admettons que le problème se pose trente
fois dans une course. Cela fait 10 minutes de perdues (600
secondes)…Exemple réaliste qui montre qu'avant de
privilégier l'option route il faut s'attaquer à la
technique, bien plus rentable au départ, car 10 minutes de
gagnées ce n'est pas rien! Le plaisir de maîtriser le
pilotage en prime…
Dimanche 13 avril, 4h de St-Nabord dans les Vosges, j'y vais
pour faire de l'intensité "spécifique vtt"une semaine avant
l'ouverture de la coupe de France. Je note l'absence de
Sabrina Enaux, elle court sur route. Une semaine plus tard,
à Lons le Saunier, elle ne termine "que" 6ème. À propos des
courses sur route, elle me dit "Ça y est, j'ai mon
quota, ouf !". J'en déduis qu'elle les vit comme une
contrainte…dans ce cas il est probable qu'elle n'en tire pas
le meilleur parti. Difficile de se donner à fond lorsque la
pratique est vécue comme une contrainte. Il faut pratiquer
la route de manière amusante et renouvelée (voir différents
articles précédents sur les manières de varier
l'entraînement).
Où vais-je, que veux-je…?
Toute
démarche d'entraînement intelligente débute par
l'analyse des caractéristiques de l'activité dans laquelle
on a décidé de devenir performant, et se poursuit par une
recherche de moyens variés pour poursuivre les objectifs
visés. Force est de constater que les habiletés
techniques doivent être mises au premier plan en vtt, au
même titre que le développement du seuil anaérobie et de la
vélocité par exemple. Inutile d'avoir un "moteur"
surpuissant si c'est pour bloquer le véhicule sur chaque
obstacle.
Vu comme
ça, l'entraînement sur route paraît peu utile en vtt.
Pourtant c'est une réalité: il a toute sa place chez les
vététistes de haut niveau, au point que certains se
découvrent de grandes qualités sur le bitume (Martinez,
Evans, Kristensen, Meirhaeghe, Vollet, Péraud, Portal…). Le
vtt amène donc certains cyclistes à devenir de bons
routiers, notamment parce que la difficulté de ses parcours
donne la "caisse".
Mais inversement, la route fait-elle de bons vététistes?
Cela mérite réflexion.
Du vtt et rien d'autre?
J-Christophe Péraud, le 21 avril 2003 au matin avant sa
course de coupe de France à Lons le Saunier: "Le mal aux
jambes est parti. C'est une bonne chose. Je crois que le
fait de rouler avec le vélo de route en semaine et de sortir
le VTT le week-end en était peut-être la cause".
Moi même, en 1995, j'ai couru le Tour vtt, neuf jours de
course à raison de trois à cinq heures de vtt par jour. Dans
la foulée je fais deux places de "8" en coupe de France
Elite et 2ème de la Forestière (ma meilleure période). Bien
sûr c'est peut-être autant dû au fait qu'on était pris en
charge du matin au soir et qu'on n'avait qu'à rouler et se
faire masser, mais quand même, ça fait réfléchir. Plus près
de nous, en avril 2003, je ne touche quasiment pas au vélo
de route et conserve un très bon rendement. Je ressens
notamment le fait de "faire corps" avec mon vtt, à force de
ne rouler qu'avec lui.
Un peu comme Miguel Martinez qui disait que lorsqu'il
faisait du vtt à fond, il ne roulait que sur ce vélo, que ce
soit sur la route ou sur les chemins, pour être
totalement adapté: à la position, aux braquets, aux
réactions du vélo.
Dans le même ordre d'idée, Ludovic Dubau, en juillet 2001,
se trouvait fort sur la route (victoires en nationale) mais
pas à son niveau en coupe de France (aux alentours de la
12ème place à Orcières – Merlette). Il s'est remis à faire
prioritairement du vtt et a terminé 4ème du championnat de
France et surtout, un peu plus tard, 3ème d'une manche de
coupe du monde.
Thomas Dietsch, qui, pourtant, tire de gros braquets en vtt,
a attendu longtemps avant de se mettre à la route, où
d'ailleurs il ne brille pas comme on aurait pu s'y attendre.
En 1995, alors qu'il termine 2ème d'une manche de coupe de
France et 7ème du Tour vtt par exemple, il ne faisait que du
vtt en gros (plateau…).
Le
changement de cap du vtt à la route ne s'accompagne donc pas
toujours des progrès escomptés (d'ailleurs rares sont les
grands routiers qui ont réussi leur passage au vtt).
Pourquoi? Parce que certains remplacent le
vtt par la route, comme s'ils avaient changé de priorité ou
de goût. Il ne faut pas "remplacer", il faut mettre
l'entraînement sur route au service du vtt. Si l'on
se met à la route pour progresser en vtt,
il faut respecter certaines conditions comme:
-
Priorité à la vélocité et particulièrement aux
ascensions en vélocité (on roule souvent sur de
petits braquets en vtt et il faut rouler souple pour
mieux gommer les aspérités du terrain).
-
Dominante route à distance des objectifs vtt
-
Dominante vtt à mesure que l'on s'approche des
grands objectifs, sans pour autant se "détruire" en
tout terrain.
-
"Rappels" de route aux moments où l'on sature du vtt
ou qu'il devient trop traumatisant (ex: douleurs
cervicales).
Spé-ci-fi-ci-té !
La
réflexion sur les limites de l'utilité de la route dans une
optique de performance à vtt s'inscrit donc dans une logique
de spécificité qui implique de "mettre le
paquet" en vtt à l'approche des grands objectifs, notamment
en inversant la priorité route / vtt à mesure que l'objectif
vtt approche. L'anecdote "Dubau" me paraît très instructive
à cet égard, on peut penser que Ludo a bénéficié de
ses acquis route pour faire ses belles places en 2001, mais
qu'il a su passer à une dominante vtt à temps pour
que ses acquis route ne lui servent pas seulement sur le
bitume. Cela entraîne une autre réflexion, sur le moment
opportun pour changer de priorité. Trois à quatre semaines
avant un gros objectif me semblent être un bon délai pour
passer à la dominante vtt.
Remarque: le vététiste qui prépare Paris-Roubaix vtt, la
Filip Meirhaeghe ou le Grand Raid Cristalp (courses peu
techniques) peut donner plus de place à la route que celui
qui donne priorité au Roc d'Azur, au Raid Cassis SFR ou à la
Forestière.
Cela me fait aussi penser que l'habitude prise par certains
de rouler avec le vélo de route la veille d'une course de
vtt n'est pas un choix judicieux: ça modifie le coup de
pédale, et ça contribue à moins bien "sentir" son vtt le
jour J. Rien n'empêche, en revanche, de rouler trois quarts
d'heure sur le vtt et de terminer par une demi-heure de
route, toujours sur le vtt, pour tourner les jambes en
souplesse. Conseil qui peut aller jusqu'à ne rouler que sur
la route (mais toujours sur le vtt!) si le parcours est
extrême ou en très mauvaises conditions, ou que le coureur
ressent un peu trop de fatigue.
Même réflexion en ce qui concerne les échauffements sur
home-trainer: ils peuvent débuter ou conclure une mise en
train, mais pas constituer tout l'échauffement à une épreuve
de tout-terrain, où il faut absolument retrouver les
sensations du vtt.
Piqûres de rappel…pas folle la guêpe.
Bien sûr,
il peut être utile de faire des "rappels" (pas des piqûres!)
de route de temps à autre, pour différentes raisons:
-
Récupérer des traumatismes que peut causer
le vtt (écorchures, tassements vertébraux,
douleurs au cou, au coude ou au poignet par
exemple). c'est par exemple ce que j'ai fait début
mai 2003, après avoir passé un mois d'avril "100%
vtt", à l'entraînement et en compétition. Fin avril
j'ai attrapé une méchante douleur au cou, je me suis
alors dit qu'il était temps de refaire une semaine
de route…et d'étirements, pour tout remettre en
place. Ce qui fut fait avec, en prime, une course
sur route qui m'a rappelé l'importance des fessiers
et des lombaires dans cette discipline (aïe!). Mais,
preuve que vtt et route sont assez différents, j'ai
eu le sentiment de beaucoup forcer sur les cuisses
mais de très peu souffler lors de cette épreuve
(pourtant gagnée après 50km en solo!).
-
Récupérer de la force dans les
membres inférieurs, les lombaires et les fessiers.
La phase routière peut être comparée dans ce cas à
un rappel de musculation, plus proche des
caractéristiques du vtt que le travail en salle,
donc plus adapté en pleine saison cycliste.
-
Réaliser certaines séries très minutées
(ex: 6' en vélocité ou en 30/30, ou "power"
commençant par 30" à fond, puis 30" de récupération
suivies de 2' de force puis 2' de vélocité, etc.).
Sur les chemins, il n'est pas facile de se livrer à
un travail aussi précis. Mais en course vtt le
terrain ne sera pas "précis" non plus. Il faut donc
que le travail minuté soit présent, mais que le
vététiste reste adapté aux incessants changements de
configuration des courses vtt…Problème réglé en
utilisant la route pour les séries de fractionné, et
le vtt pour des sorties foncières ou de récup à
basse intensité mais bien techniques. Tant mieux,
c'est fun!
Gommer les obstacles…
À
l'approche des objectifs, on a besoin à la fois de
poursuivre un travail précis et d'être complètement adapté à
sa position vtt. dans ce cas, avec une fourche durcie et une
paire de pneus slicks, on peut réaliser ses sorties "route"
sur son vtt, voire rouler en tout-terrain sur parcours peu
cassant. Le "top du top" me semble être de choisir des
portions de route pour les séries, et de retourner dans les
chemins pour les phases de récupération où l'on serpente
tranquillement dans les singletracks en négociant le plus de
passages techniques possible. Un bon compromis "entraînement
– free-ride", qui développe à la fois les qualités physiques
et la technique.
Il faut absolument développer sa technique en vtt car on
perd une partie de ses habiletés à haute intensité (en
course). On acquiert "la marge" par la répétition
d'obstacles en tous genres, progressivement plus difficiles.
Ne vous cantonnez pas aux mêmes passages, vous feriez de
l'entretien, pas de l'entraînement. Il faut panacher
répétition et variété, comme dans les séries d'efforts.
"Chaud – en forme – pas fatigué…"
La
densité de passages techniques ne doit pas vous conduire à
réaliser une sortie épuisante au niveau cardio-vasculaire.
Il est donc tout à fait indiqué de mettre le
cardiofréquencemètre lors de ce type de sortie. Pas pour
contrôler vos pulsations dans les passages techniques
(concentrez-vous plutôt sur vos trajectoires!), mais surtout
pour regarder, en fin de sortie:
-
Les pulsations moyennes (il m'arrive de réaliser des
sorties bien techniques de 2h à 105-110 pulsations
de moyenne, je sais alors que j'ai concilié
technique ET récupération).
-
Les pulsations maxi, qui doivent être situées bien
en-dessous du max, par exemple 150 pour moi qui ait
un "pauvre" max de 180. Le Polar peut servir à vous
tempérer dans les côtes, qu'il s'agira de monter
cooooool ! De toute façon ce n'est pas là qu'on
affine le plus sa technique…
Faire corps avec sa machine.
La
réflexion sur la maîtrise technique amène à son
aboutissement: se sentir parfaitement à l'aise sur son vtt.
Habileté absente chez beaucoup de routiers croyant que la
puissance acquise sur la route suffira à régler tous les
problèmes du tout –terrain. Ils sont loin du compte: cintre
plat et position différente, manettes de dérailleur et de
frein spécifiques, étagement des vitesses plus marqué,
comportement "mou" du vélo comparé à une machine de route,
obstacles en tous genres, sensation de lenteur exacerbée
dans certaines ascensions, impression d'étouffer dans les
montées poussiéreuses et caniculaires, passages à pied dans
les sections boueuses ou trop raides, nécessité de savoir
sauter du vélo et remonter dessus sans perdre de vitesse et
sans trop emballer les pulsations…voilà une liste non
exhaustive de spécialités bien vtt…
En roulant fréquemment sur son vtt et en accumulant les
passages techniques variés, on arrive progressivement à
cette sensation de ne "faire qu'un" avec sa machine et de
passer sans effort là où l'on butait auparavant. Sensation
encore plus développée si l'on roule sur le même type de
vélo depuis longtemps. Je l'ai nettement ressenti cette
année, la 3ème consécutive sur un X-Control.
Une remarque qui valide encore plus le fait de se réhabituer
au vtt avant un objectif si on a usé et abusé du vélo de
route en préparation. Celui qui passe directement d'un
entraînement routier à une course vtt risque d'ailleurs
certains désagréments comme des crampes, des maux de dos, de
nuque ou de poignet. Il n'y a pas que le cœur et les cuisses
qui s'adaptent à un entraînement…
Pédale douce…?
L'élément
qui fait certainement le plus le "vrai vététiste", c'est la
capacité à conserver un coup de pédale fluide et
ininterrompu malgré les irrégularités du terrain: nids de
poule, bosses, gravillons, racines, pierres…ces sources de
trépidations permanentes contribuent à entraver une
progression homogène. Or les bons vététistes roulent comme
si de rien n'était sur ce revêtement inégal et agressif.
Cela suppose un coup de pédale fait d'adaptations
permanentes. À la limite, on pourrait dire que les coups de
pédale en vtt sont "comme les feuilles d'un chêne": ils se
ressemblent tous mais il n'y en a pas deux vraiment
identiques.
Pour se faire à cette variété, il n'y a pas d'autre solution
que de la vivre, et souvent! C'est ainsi que le corps,
progressivement, apprend à se dissocier de la machine:
tantôt en avant, tantôt en arrière, passage d'arrière en
avant, souvent debout…alors que le débutant est "collé" à sa
selle et reçoit toutes les secousses et coups de raquette
"en direct" dans son postérieur.
Exemples concrets:
Des
exemples, pas des modèles…sachant notamment que le contenu
d'une semaine dépend de ce que l'on a fait la semaine
précédente. Les horaires sont donnés à titre indicatif pour
un adulte. Le code couleur va de vert
(basse intensité) à rouge
(haute intensité) en passant par
bleu (intensité moyenne). Bien
sûr, pour plus de précisions sur le contenu des sorties, se
reporter aux multiples articles de "L'envers du vélo" de
www.cycles-lapierre.fr.
Toutes les sorties route peuvent être réalisées sur un vtt,
éventuellement monté en pneus slicks.
• Semaine
hivernale avec une activité par jour mais pas longue (1h à
1h115) pour se forger une bonne condition physique générale
sans puiser dans ses réserves:
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lundi
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mardi
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mercredi
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jeudi
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vendredi
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samedi
|
dimanche
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1h Musculation |
1h Natation (2000m) éducatifs
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1h30 Route vélocité et sprints courts
|
1h Musculation
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40' Footing
|
1h30 VTT ludique et technique
|
1h natation (2000m) éducatifs
|
• Semaine
de préparation foncière avec dominante route en vélocité –
force:
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lundi
|
mardi
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mercredi
|
jeudi
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vendredi
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samedi
|
dimanche
|
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Repos étirements |
1h Musculation
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2h30 Route vélocité et force
|
1h Musculation
|
1h Natation
|
2h Vtt technique
|
3h Route vélocité basse intensité
|
• À 4
semaines du premier objectif vtt de la saison:
|
lundi
|
mardi
|
mercredi
|
jeudi
|
vendredi
|
samedi
|
dimanche
|
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Repos étirements |
2h vtt force et technique
|
3h route avec travail au seuil en fractionné et
rythme sur le plat
|
Repos étirements
|
2h30 vtt technique avec sprints courts, sauts
|
1h15 route vélocité + étirements
|
Course vtt ou route (3h avec échauffement)
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•
Dernière semaine avant premier gros objectif de la saison
|
lundi
|
mardi
|
mercredi
|
jeudi
|
vendredi
|
samedi
|
dimanche
|
|
2h route tranquille |
3h vtt technique tranquille, un peu de force
|
Repos étirements
|
Repos étirements
|
1h15 vtt tranquille un peu de force
|
1h15 vtt repérage parcours course
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Objectif vtt (2 à 3h)
|
• Semaine
de "récup active" après un gros objectif
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lundi
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mardi
|
mercredi
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jeudi
|
vendredi
|
samedi
|
dimanche
|
|
Repos étirements |
40' (1300m) Natation tranquille éducatifs, ou
PPG
|
2h route ou vtt vélocité, force et quelques
sprints
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Repos étirements
|
2h vtt tranquille mais technique
|
Repos ou natation tranquille + étirements
|
3h vtt ou route vélocité intensité basse
|
• Semaine
de récupération et "rappel de force" après enchaînement de
plusieurs courses vtt usantes
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lundi
|
mardi
|
mercredi
|
jeudi
|
vendredi
|
samedi
|
dimanche
|
|
Repos étirements |
Repos étirements
|
2h route avec force douce
|
Repos étirements
|
2h vtt dont séries de force
|
1h route tranquille
|
Course sur route
|
Éléments
de conclusion:
On peut
devenir très performant en vtt sans monter sur un vélo de
route, il faut pour cela faire l'effort de typer les
parcours vtt de manière à développer tantôt la technique,
tantôt la force, tantôt la vélocité, tantôt le compromis
entre les deux…
La route, dans une optique vtt, devient intéressante lorsque
l'on a bien acquis les bases techniques (au sens large:
habiletés de pilotage et pédalage souple, "fluide" malgré
les obstacles) du vtt.
De nos jours il semble que les "top vététistes" recherchent
le meilleur équilibre route – vtt plutôt qu'un maximum de
route. La plupart des meilleurs vététistes mondiaux ont un
haut niveau technique qui leur permet de passer "sans
effort" des portions ardues techniquement.
Si l'on donne une large place à l'entraînement sur route
pour progresser en vtt, il faut orienter cet entraînement
prioritairement vers la vélocité, le seuil anaérobie et les
côtes, et laisser une place, en récupération, à des sorties
vtt très techniques pour réussir la nécessaire assimilation
des acquis route en tout-terrain.
On dit souvent "Les chiens ne font pas des chats"…pensez-y
avant de vouloir devenir souple comme un chat sur votre vtt!